La semaine dernière, au CES de Las Vegas, le grand public a pu découvrir le nouveau bijou de Google. Un codec qui pourrait propulser la firme au premier rang dans le domaine de la diffusion de vidéo compressée mais de haute qualité.[clear]
Le nouveau codec vidéo de Google
Rappelons-nous, le CES de 2013 a été marqué par la présentation des téléviseurs 4K. Cette année, Google marque le coup en dévoilant son nouveau codec de 
Selon Google, le VP9 présente deux principaux avantages. En premier lieu, il permet de diminuer de moitié le débit nécessaire pour la diffusion d’une vidéo et ce, sans nuire à sa qualité. Pour la plateforme YouTube de Google, ce caractère est essentiel. En effet, le site est la première destination des internautes pour le visionnage de vidéos. Un investissement massif dans les infrastructures de réseaux est donc primordial. Deuxièmement, le VP9 est encadré par une licence ouverte. L’usage du codec vidéo ne réclamera ni paiement ni redevance quelconque : une attribution dont on ne peut bénéficier auprès des autres solutions tel que le H.264. Pour ce dernier, par exemple, les utilisateurs doivent payer une licence à l’association MPEG LA. Plusieurs fondations telles que Mozilla voient dans cette licence ouverte, une excellente opportunité pour développer leurs marchés.
Des entreprises déjà intéressées
Google espère cartonner avec son nouveau codec vidéo. Selon la revue GigaOM, Big G annonce une flopée de partenaires. D’après la firme, ces derniers axeront leurs développements de manière à prendre en charge le VP9. Selon les informations recueillies par Techcrunch, le codec vidéo sera intégré dans les ordinateurs et smartphones dès cette année. Son intégration dans les lecteurs Blu-Ray et téléviseurs devrait se faire en 2015. Au total 19 entreprises seraient déjà concernées par cette annonce dont ARM, Broadcom, Marvell, MediaTek, Intel, LG, Nvidia, Panasonic, Qualcomm, Philips, RealTek, Sharp, Toshiba, SigmaSony et Samsung…
Le succès sera-t-il au rendez-vous ?

Néanmoins, quelques internautes ont déjà partagé leurs appréhensions quant à l’instauration du codec vidéo. En effet, plusieurs craignent que l’outil constitue un nouveau moyen d’« espionnage » pour Google tandis que d’autres appréhendent l’apparition de publicités lors du visionnage des vidéos.

